La méditation de pleine conscience

Popularisée depuis la fin des années 1970 par le professeur de médecine américain Jon Kabat-Zinn, la méditation de pleine conscience dérive du bouddhisme. Accessible à tous quels que soient l’âge et la condition physique, elle consiste à se focaliser sur l’instant présent en portant son attention sur tout ce qui émerge alors (sensations corporelles, émotions, pensées, etc.), sans émettre de jugement.

Contrairement à une croyance largement répandue, la méditation de pleine conscience ne vise pas à “faire le vide dans sa tête” (ce qui se révèle très difficile, voire impossible). Même chez les personnes pratiquant régulièrement la méditation, les pensées se succèdent. La différence avec les novices est qu’elles parviennent davantage à identifier le bavardage de l’esprit et à ne pas se laisser “embarquer” par celui-ci.

Pour résumer, on peut dire qu’avec la pleine conscience (certains préfèrent parler de “pleine présence”), on s’ouvre à tout ce qui est là au moment présent, sans jugement ni volonté de contrôler les choses.

Diminution du stress et de l’anxiété, amélioration de la stabilité émotionnelle et de la concentration, prévention de la dépression, atténuation des douleurs chroniques… Les bienfaits de la méditation de pleine conscience sont multiples et intéressent de plus en plus le monde médical. Cet article rédigé par le psychiatre français Christophe André ainsi que l’ouvrage L’Esprit est son propre médecin (écrit par Jon Kabat-Zinn et Richard Davidson, éditions Les Arènes) présentent les effets positifs de cette pratique sur notre corps et notre mental.